L'astragalomancie: les secrets du lancé des osselets

Redigé par Émilie
La divination par les osselets existe depuis la préhistoire. Le nom de cette pratique est l'astragalomancie. Elle existe depuis la préhistoire. De nos jours nous utilisons des dés pour pratiquer cet art divinatoire, mais dans l'Antiquité nous utilisions des os, des cailloux, des bâtons plats ou des coquillages. On lançait les objets et ensuite on pouvait déterminer si l'avenir serait heureux ou pas. Les Égyptiens, les Grecs et les Romains utilisaient des petits os qu'on nommait astragales. Ceux-ci ressemblaient aux osselets en plastique avec lesquels on joue encore de nos jours. On se servait des metatarsus ou metacarpus du mouton, car ces derniers étaient de forme cubique et donc facile à lancer.

Histoire de l'astragalomancie
Les sorciers africains utilisent encore des os marqués pour faire des prédictions. Ils ont gardé leurs anciennes croyances. L'astragalomancie est la plus ancienne méthode de voyance. Comme la plupart des méthodes, le lancement d'os est basé sur le hasard. Le hasard est très important en voyance, l'homme ne le considère pas comme un chaos, mais plutôt comme un événement voulu par une volonté supérieure. Ce sont ces esprits qui manipulent les os taillés par l'homme pour prédire l'avenir. Aux origines de l'astragalomancie, on lançait les os et on interprétait leur position. Au Sénégal et en Afrique on les lançait sur une grille sur laquelle étaient indiqués les points cardinaux. Les os ont ensuite été remplacés par des osselets, notamment en Grèce, à Rome ou en Égypte. Puis vinrent les dés chiffrés qui permirent une meilleure interprétation des prédictions. Les chiffres étaient comparés à des lettres, c'est à partir de ce moment-là que la voyance est devenue une sorte de numérologie. Les racines de la numérologie viennent de l'astragalomancie, quand on a commencé à faire des prédictions avec des dés.

Si on n'avait pas de dés, on inscrivait des nombres sur les osselets. Cela permettait d'interpréter les messages divins.
Le 1 représentait la lettre A.
Le 2 la lettre E.
Le 3 correspondait au I.
Le 4 pour le O.
Le 5 pour le U.
Le 6 pour le B P et V.
Le 7 pour le C, K et Q.
Le 8 pour le D et le T.
Le 9 pour le F, S, X et Z.
Le 10 pour le G et le J.
Le 11 pour le L, M et N.
Le 12 pour le R.

On assemblait ainsi les lettres pour traduire les prédictions.

Grâce aux arts divinatoires, l'individu fera de meilleurs choix dans sa vie. Comme dans tous les autres arts divinatoires, l'astragalomancie demande de la concentration. Il faut porter toute son attention sur la question que l'on souhaite poser. Sans cette attention l'oracle ne pourra pas répondre convenablement.

De nos jours...
Si vous vous intéressez à cet art vous lirez peut-être le mot Kybomancie, c'est exactement la même chose que l'astragalomancie. Les deux termes sont synonymes. La méthode d'interprétation est variable selon les personnes, seul le résultat ne change pas. C'est à partir d'un résultat obtenu après le lancer de dés, qu'on peut commencer à interpréter.

Le tarot a aujourd'hui remplacé cet art divinatoire. Très peu de personnes continuent de l'utiliser. Les cartes sont en effet plus précises et permettent une meilleure interprétation. Le lancement de dés est maintenant devenu un jeu plus qu'un art divinatoire. Peu à peu, le côté ludique a primé. Les dés font d'ailleurs partie des jeux les plus anciens au monde.

Par contre, en Afrique ou dans les îles, il n'est pas rare de rencontrer des voyants qui se servent encore de coquillages, de noix ou d'osselets pour prédire l'avenir. Certaines coutumes se sont transmises de génération en génération. L'Afrique a gardé des liens très fort avec son passé, au Sénégal par exemple, on peut rencontrer ce genre de sorciers. Le résultat est parfois surprenant, à l'aise avec ces méthodes, ils sentent les choses et peuvent prédire le futur ou répondre à nos questions sans trop de problèmes.

La voyance est un don, l'astragalomancie est l'outil qui permet de transmettre les messages venus d'ailleurs.